Dans quoi investir en 2023 ? Guide des meilleurs placements

Investir en 2023 demande plus d’adaptation que les années précédentes. Le retour de l’inflation et les impératifs énergétiques facilitent moins les possibilités de placements traditionnelles. Epargner, aussi, n’est plus une solution fiable sur le long terme. En cause, la valeur monétaire continue de baisser face aux faces à la situation économique globale actuelle. Alors, que faire ? Il faut investir dans un secteur à faibles risques qui rapporte. Il existe quelques investissements intéressants vers lesquels se tourner aujourd’hui, le tout est de bien les choisir. Dans ce guide, trouvez dans quoi investir cette année à travers une sélection des meilleurs placements et les conseils pratiques qui vont avec.

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Définir son profil d’investisseur

Définir son profil d’investisseur est simple si l’on s’y prend bien. Le but de cette manœuvre est d’avoir une vue d’ensemble sur les attentes, les capacités et les contraintes du quotidien. Pour ce faire, il existe quelques axes à analyser, que sont :

  • Les objectifs : Placer de l’argent se doit d’être accompagné d’objectifs à court et à long terme. Des objectifs de rentabilité (en temps et montant) et la finalité des revenus générés entre autres. Par exemple, la quête d’un complément de revenus ne déclenche pas les mêmes mécanismes d’investissement qu’un placement pour augmenter rapidement le capital.
  • L’appétence au risque : comment appréhende-t-on le risque ? Une question importante que toute personne se lançant dans l’investissement de capitaux doit se poser. Le but est de déterminer quel type de personne on devient lorsqu’il faut prendre des risques importants.
  • La situation familiale ou matrimoniale : être en couple, marié ou avoir des enfants pousse à revoir ses priorités. La prudence et la mesure deviennent plus naturelles et la tendance aux risques se dissipe. Dans ce cas, est recommandé de sécuriser le capital de départ tout en prenant des risques considérés.
  • L’âge et la durée de l’investissement : Lorsqu’on est jeune, on a tendance à viser les placements très rapidement profitables. Dans ce cas, on est plus exposé aux risques inconsidérés. Cependant, il faut garder à l’esprit que les investissements de ce type sont très souvent sujets à la volatilité. Être jeune est à l’avantage de mieux entrevoir les possibilités de gains sur le long terme.
  • Les compétences : Elles s’acquièrent habituellement avec de l’expérience dans un domaine. Il faut se laisser le temps d’apprendre et d’emmagasiner des connaissances pratiques si l’on débute. A contrario, il est important de trouver un moyen de capitaliser les atouts lorsqu’on à déjà une certaine maîtrise d’un secteur d’investissement.

Déterminer les contours de son profil d’investisseur est essentiel lorsqu’on cherche dans quoi investir son argent. Se connaître soi-même en tant qu’investisseur offre une meilleure projection personnelle sur les possibilités à portée de mains. Ainsi, les capitaux à placer, les risques et les possibilités de gains longs et courts termes des ouvertures sont mieux étudiés. Une fois l’étape préliminaire remplie, il faut déterminer si l’on souhaite placer dans un bien ou un actif.

Investissement dans un bien ou un actif ?

Dans quoi investir ? Placer ses fonds dans un bien immobilier ou dans un actif financier ? Que représentent factuellement les deux sections de placements ? Pas d’inquiétude, on y répond. Il y a une différence non négligeable entre les actifs et les biens en termes de risques, de rendement et de bénéfices potentiels.

 BiensActifs
ExemplesL’immobilier (maison, appartement, location meublée, etc.)
La SCPI « pierre-papier »
Les bouteilles de vin ;
Les cartes Pokémon ;
Métaux précieux (Or, Argent, Pétrole Brut).
Actions d’entreprises en bourse (Apple, LVMH, Société Générale, Tesla, Air France KLM, etc.)
Obligations
EFT
Produits de bourse sur les matières premières (Or, autres métaux précieux, pétrole, café, etc.)
Cryptomonnaies (Bitcoin, Ethereum, Solana, XRP, etc.)
Crowdfunding
Les fonds private equity ;  
Principaux risquesProblème de liquidité du marchéVolatilité
Source de revenusLoyer
Plus-value sur les reventes
Plus-value sur les cessions
Dividendes

Les actifs financiers et les produits boursiers ont un risque de perte en capital comme tous les placements. Les marchés financiers et la finance décentralisée disposent néanmoins d’un niveau plus important que les biens.

Objectifs de l’investissement

Déterminer le type d’investissement vers lequel se tourner est une aubaine. L’étape suivante n’est pas moins importante, car elle est celle de l’objectif de l’investissement. En d’autres termes, cette partie de la définition du profil d’investisseur donne la direction et les bénéfices du placement. De fait, l’investissement à réaliser doit se caler sur l’un des objectifs suivants :

  • La création de capital : investir pour créer un capital d’investissement important à partir des rendements du placement initial.
  • La création de revenus (rentes) complémentaires ou principaux : ce dans quoi investir a pour but de générer des revenus. Les fonds générés peuvent servir à la consommation personnelle.

Capital à investir

Trouver dans quoi investir n’est pas toujours un problème d’idée, mais parfois de fonds. En effet, le montant idéal à placer dans un secteur demande, par exemple, une maîtrise du domaine. Ensuite, il faut déterminer la source de ces fonds, le risque et les potentialités en termes de retour sur investissement. Quelle est la meilleure façon de financer un placement plus ou moins important ? On vous donne quelques pistes intéressantes.

  • Livret d’épargne A ;
  • Investisseurs providentiels ;
  • Financement participatif ;
  • Un emprunt bancaire ;
  • Subventions gouvernementales : recommandé pour les placements dans des capitaux-investissements (private equity) pour des entreprises à vocation novatrices.

Les paramètres autour du capital à placer sont déterminants pour trouver ce dans quoi investir en 2023. Dans une certaine mesure, les solutions de placement disponibles dépendent principalement du montant à mettre en jeu. En fonction des avoirs en sa possession, il est plus ou moins possible de trouver une option qui cadre avec ce qui est recherché.

Cependant, il faut partir du postulat que tout investissement soumet l’investisseur à risquer de perdre son capital. Investir est également synonyme d’une mise en jeu de fonds d’investissement. Pour cela, il est recommandé de bien étudier les contours du capital à disposition pour mieux savoir comment l’investir. En effet, les fonds à placer doivent, dans l’idéal, ne pas impacter les conditions de vie de l’investisseur au quotidien. Par conséquent, il est recommandé de ne placer que l’on est prêt à perdre.

Notre top 10 des investissements pour 2023

Une fois le profil d’investisseur et les contours du type de placement souhaité déterminés, on croirait en avoir terminé. Seulement, le plus dur reste à faire, car les opportunités sont nombreuses et variées.  Alors, besoin d’une bonne idée d’investissement ? Pas de souci ! Voici une sélection des 10 meilleurs investissements pour l’année 2023.

Investir dans l’immobilier classique

Investir dans l’immobilier classique consiste, de façon sommaire, à acheter puis faire louer un logement de manière à gagner une plus-value. Le bien immobilier dans ce cas peut prendre la forme d’un appartement, d’une maison ou d’un parc.

Pourquoi faire un placement immobilier est encore une solution tangible vers laquelle se tourner ? Les raisons sont nombreuses et les arguments pour défendre le secteur également. Voici un bref résumé de ce qu’il faut savoir avant de se lancer :

  • Le marché de l’immobilier en France a vu la moyenne de prix augmentée de 5,7 % sur la dernière année.
  • +6,5 % et +4,7 % pris respectivement sur le prix moyen des maisons et des appartements en France au courant de l’année écoulée.
  • Le marché de l’immobilier en zone rurale a pris +8% sur la moyenne des prix des habitations depuis 2021.
  • 1,1 million de ventes dans le secteur ont été réalisées dans toute la France en 2022.
  • Les prévisions annoncent une baisse de la moyenne de prix de logements dans les villes au profit des zones rurales.
  • La nouvelle loi Climat et la rénovation énergétique comme facteurs clés de l’évolution de l’investissement dans l’immobilier en 2023.

Dans le secteur de l’immobilier, l’offre d’habitations est habituellement en deçà de la demande. Le nombre de logements construits, mis en vente ou loués au courant de l’année précédente, ne comble pas l’incessant appétit du marché.

D’ailleurs, depuis le 1er janvier dernier, la loi Climat est entrée en vigueur. Elle défend la mise en location de biens immobiliers non conformes aux normes énergétiques. Pour l’heure, seuls les habitations et les bâtis en catégorisés F et G sont concernés, mais l’étau va se resserrer sur celles de catégories supérieures très rapidement.

Cela dit, on peut convenir qu’investir dans l’immobilier classique est un placement certain à bien des égards. En effet, c’est encore une façon aujourd’hui de s’assurer une marge de rentabilité tangible et durable dans certains cas.

Investir dans l’immobilier écologique

Aujourd’hui encore, l’immobilier est le second émetteur de gaz à effet de serre et le premier consommateur d’énergie en France. Comme solution écoresponsable, des bâtiments et logements « verts » se présentent comme le deal idéal pour la nature, et les finances en 2023. En effet, au-delà de la performance financière, l’investissement durable s’inscrit dans une démarche ESG (économique, sociale et gouvernementale).

L’immobilier écologique est une catégorisation des bâtiments dont le bilan carbone se rapproche de ou atteint la neutralité. Pour faire partie de cette catégorie, les éléments pris en compte vont de l’utilisation desdits logements jusqu’à la construction. Réputées plus onéreuses, ces habitations gagnent continuellement en popularité et en attractivité.

En effet, le secteur est en passe de connaître de grands changements en France. De plus, l’immobilier écologique a ceci de bien qu’en plus de faire bénéficier de biens plus respectueux de l’environnement, c’est un investissement avec plein de possibilités. Il est possible de placer dans le secteur à travers :

  • Investissement locatif : acheter, rénover selon les nouvelles normes énergiques certifiées et faire son/ses biens immobiliers. Comme dans l’immobilier classique, la rémunération de l’investissement est acquise par le biais des loyers perçus.
  • Crowdfunding : plusieurs projets d’investissement dans l’immobilier à vocation écologique sont disponibles sur les plateformes dédiées.
  • SCPI éthiques : certaines sociétés civiles de placement immobilier sont dédiées à l’investissement dans les habitations respectueuses de l’environnement.
  • Les foncières cotées (SIIC ou sociétés d’investissement immobilier cotées).
  • Les actions et obligations vertes : placement dans des parts de sociétés vertes.

Investir en bourse (actions/ETF)

Acheter, vendre ou trader des titres d’entreprises est encore rentable en 2023. Les marchés financiers offrent la possibilité d’investir sur des actions avec de bons rendements. Le but est de réaliser des plus-values sur les ventes ou sur la différence de valeur entre le moment du placement et la fermeture d’une position. Disposer d’un compte-titres chez un courtier en actions régulé de préférence est nécessaire pour investir en bourse. Ce compte d’investissement ouvre les portes des marchés financiers français et/ou internationaux.

Après l’immobilier, la bourse se veut l’investissement le plus attractif aujourd’hui. En effet, les produits financiers sont une solution de placement qui offre de la flexibilité à des biens des égards.

  • La diversité des actifs financiers : les actions (françaises, américaines, chinoises, etc.), les obligations, les ETF, les contrats futures, les matières premières, les fonds d’investissement, les options entre autres.
  • La possibilité de bénéficier d’une exonération fiscale sur les gains réalisés : investir en bourse avec un PEA est la clé. Les revenus générés par votre placement ne sont pas imposés tant qu’aucun retrait n’est effectué. Pour bénéficier de l’éligibilité à l’exonération complète, il est nécessaire que le PEA soit conservé durant 5 années au moins.

Ne pas s’y connaître en investissements boursiers est tout à fait normal. Le trading est un métier dont vivent des professionnels traders. Y investir en 2023 n’est toujours pas sans risques, mais ceux-ci peuvent être considérablement réduits grâce à la méthode adaptée. Pour y parvenir, des options intéressantes sont proposées par des courtiers, à savoir :

  • La gestion active de son compte-titres qui permet de bénéficier de l’accompagnement d’un professionnel dans les décisions d’investissement. Ce gestionnaire a but de générer des plus-values sur des ouvertures et fermetures techniques de positions ;
  • Le copytrading qui est une option d’investissement en finance qui permet de copier les placements de traders avec plus d’expérience.
  • Les robots de trading qui contrôlent les positions sur les actifs en fonction des critères de rentabilité préalablement définis.

Investir dans les cryptomonnaies

Le monde change et les cryptomonnaies font désormais partie intégrante du paysage des investisseurs. Acheter des jetons de devises numériques, les vendre ou les trader s’inscrivent progressivement dans l’inconscient collectif comme une norme. D’ailleurs, les données de transactions prouvent que ce marché offre aujourd’hui les meilleures potentialités de rendements pour les placements intelligents.

Les cryptomonnaies sont des actifs numériques basés sur la technologie de blockchain. Leur principal objectif est de faciliter les échanges de pair-à-pair entre les utilisateurs sans nécessiter un intermédiaire classique (banque ou courtiers en assurances). Les chaînes de blocs (blockchains) ont un fonctionnement similaire à un livre de compte public dans lequel les transactions au sein d’un réseau sont répertoriées et peuvent être questionnées. Pour y investir, il est possible de procéder grâce à :

  • L’achat de jetons numériques de cryptomonnaies : à travers un site d’échange ou un courtier en ligne, il est possible d’acheter des tokens de Bitcoin, Ethereum, XRP, Shiba Inu ou BNB. Ensuite, on les stocke dans un portefeuille numérique en ligne ou physique. Pour finir, il est question d’attendre l’évolution du marché pour gagner une plus-value sur la revente.
  • Trading de la crypto monnaie : le courtage de crypto monnaies consiste à investir sur l’évolution haussière ou baissière des valeurs des jetons cryptoactifs par le biais d’un courtier en ligne ou d’une plateforme échange.
  • Staking : c’est l’achat de jetons d’une cryptomonnaie dans le but d’être rémunéré en tant que détenteur et validateur en contribuant à la stabilité du fonctionnement de la chaîne de blocs.

Secteur orienté sur la libéralisation des échanges et des projets, il est difficile de comprendre le fonctionnement et les cryptos fiables. En plus de cela, les risques liés à la volatilité dont la perte complète du capital investi crée une certaine défiance autour du secteur. Cependant, il est facile de trouver des projets de cryptomonnaies sérieux parmi le haut du classement des capitalisations boursières.

Investir dans le crowdfunding

Le crowdfunding, ou « financement participatif » est un outil de financement alternatif qui s’éloigne des circuits classiques. Né à l’aube des années 2000 à la suite du développement d’internet, le crowdfunding souhaite redéfinir la provenance des ressources financières. En d’autres termes, le financement participatif lève des fonds auprès d’un public plus important à travers des plateformes dédiées sur internet.

En France, un peu plus de 1 milliard a été collecté sur l’unique année de 2020 selon l’organisme Finance Participatif France. Secteur en pleine croissance, le crowdfunding est derrière le financement d’une centaine de milliers de projets sur la même période. Entre autres, c’est 115 616 d’acteurs de l’économie, de particuliers, de TPE/PME, de start-up et d’opérateurs immobiliers qui ont bénéficié de cette nouvelle forme de financement.

Le crowdfunding peut revêtir trois formes, que sont : le don, le prêt et l’investissement. Le financement participatif par investissement est la forme sur laquelle nous allons nous concentrer ici. Son but est de financer un ou plusieurs projets entrepreneuriaux grâce à la souscription de titres de capital ou de créance. Les bénéfices potentiels du projet sont la contrepartie d’un tel placement. Pour ce faire, vous pouvez choisir entre :

  • L’investissement en capital dans lequel la rémunération se présente sous la forme de dividendes périodiques ou de plus-values sur la vente de titres ;
  • L’investissement en obligations où on est rémunéré via des intérêts obligataires ;
  • Le placement contre royalties avec des commissions prélevées sur le chiffre d’affaires à une période donnée.

Le montant moyen des participations au financement participatif en investissement de projets dépend du type ou de sa forme. On compte :

  • 3 419 euros en moyenne pour les investissements en capital ;
  • 12 608 euros pour les obligations ;
  • 1 823 euros sur les participations contre des royalties.

Investir dans des SCPI (le pierre papier)

Qu’est-ce que SCPI ? Une société civile de placement immobilier (SCPI) est un groupement d’investissement collectif sous la forme d’un organisme. Cet organisme a pour but de regrouper des investisseurs et leurs capitaux autour d’un objectif de placement locatif. L’acquisition et la gestion du patrimoine immobilier d’une SCPI peuvent revêtir deux formes, à savoir :

  • Une société civile de placement immobilier d’entreprise qui se concentre sur les biens immobiliers destinés aux entreprises et aux usages commerciaux ;
  • Une société civile de placement immobilier d’habitation qui se focalise sur l’acquisition et la gestion des biens immobiliers d’habitation.

Investir dans une SCPI est simple dans le principe. Pour ce faire, il est nécessaire d’acquérir une ou plusieurs parts du capital de la société de placement. On peut directement se rapprocher d’un organisme ou passer par un intermédiaire tel qu’une banque. Le prix moyen d’une part du capital varie entre 150 euros et 1 000 euros. Maintenant sur la question du rendement, bien que ce soit très proche d’un investissement locatif, la forme des retours sur investissement est différente. Bien loin des loyers à percevoir tous les mois, des dividendes sont offerts par la société selon les parts détenues par l’investisseur. Les coupons sont habituellement distribués de manière trimestrielle.

L’un des avantages majeurs d’investir dans une SCPI se trouve au niveau de la fiscalité. Les dividendes distribués en guise de rémunération est imposé sous le barème progressif de l’impôt sur le revenu. La déclaration en tant que revenus fonciers est celle appropriée et peut participer à diminuer l’ISR (impôt sur le revenu) via un déficit foncier généré. Seulement, il faut garder en mémoire que le placement dans une SCPI soumis aux tendances du marché de l’immobilier. Par conséquent, le montant des dividendes perçus va varier selon les loyers perçus par la société.

Investir dans des matières premières

A la question de savoir dans quoi investir cette année, les matières premières cochent la plupart des cases d’un placement fiable. Qu’est-ce que c’est ? Comment ça marche ? On détaille tout.

Les matières premières sont des produits bruts, souvent à l’origine ou simplement dans la chaîne de production de nombreux produits du quotidien. Dans une optique d’investissement, ce sont également des produits et actifs à négocier sur les marchés financiers. La valeur et le cours boursier d’une matière première sont principalement dépendants du marché dont l’offre et la demande jouent le rôle de régulateur.

Il est possible de classer les matières premières à travers différentes catégories, à savoir :

 Les métaux précieuxLes énergiesLes produits agricoles
 Or, Argent, Platine, Cuivre, Aluminium, Nickel, Zinc, Plomb, Minerai de fer, Palladium, etc.Pétrole brut, Gaz naturelCafé, cacao, sucre, coton, maïs, blé, bétail, riz, avoine, jus d’orange, colza, soja

Les matières premières proposent une certaine diversité dans le choix d’actifs. De plus, au-delà du choix du produit financier, il faut également choisir comment investir. Y investir peut se faire de deux façons, que sont :

  • Un placement dans l’actif physique qui consiste à acheter la matière première en elle-même et la stocker. Le rendement de l’investissement est directement imputé à l’évolution du cours boursier de la matière première. Par exemple, dans le cas de l’Or, on parle d’achat de pièces et de lingots.
  • Les produits dérivés et les contrats avec courtiers dans lesquels l’investissement est orienté sur la variation du cours de l’actif uniquement. Pas question de détenir des lingots ou autre matière première. Investir dans ce cas de figure consiste à parier sur la hausse ou la baisse du prix en fonction du marché et des paramètres économiques actuels. Pour ce faire, cela nécessite l’intermédiation d’un courtier.

Investir dans les cartes Pokémon

Les cartes Pokémon, contre toute attente, sont devenues un véritable moyen de gagner de l’argent. Depuis le premier confinement, l’évolution du marché du marché mondial de la vente aux enchères de ces objets de collection est impressionnante. Aussi bien qu’en investissant intelligemment dans le secteur, il est possible de générer des bénéfices allant jusqu’à 15 fois le capital investi. D’ailleurs, la carte la plus chère à ce jour, Illustrator, s’est vendue à 5 275 000 dollars américains.

Il existe un peu plus de 25 000 cartes Pokémon réparties en 18 familles. Elles ont été confectionnées au cours des précédentes décennies à ce jour. Après leur essor dans les années 1990 à 2000, elles ont progressivement pris une autre dimension dans les mémoires collectives. Un véritable marché mondial s’est créé dans lequel on peut échanger les cartes de pair-à-pair, mais pas seulement. Ces cartes sont aussi disponibles sur eBay, Leboncoin ou lors des ventes aux enchères et dans des salons professionnels.

Cependant, il y a quelques données importantes à connaître avant d’espérer gagner de l’argent grâce à des cartes Pokémon. En effet, il est recommandé de faire attention à :

  • Privilégier un placement à long terme, car, très souvent, les bénéfices ne sont vraiment que palpables après une certaine période.
  • Diversifier les cartes avec des produits encore sous-scellés, car l’intérêt pour ce type de produits diminue peu même avec des aléas du marché.
  • Porter principalement son dévolu sur les pièces anciennes. Les cartes anciennes ont déjà fait leurs preuves. Les collectionneurs portent très souvent leur intérêt vers des pièces de collection plutôt que vers des nouveaux produits. Cela diminue le risque de voir votre argent investi sans possibilité de rentabilité.
  • Faire noter ses cartes, car plus elles sont bien notées, même en cas de dégradation, elles garderont un niveau d’intérêt suffisant pour une revente à un bon prix.

En somme, placer de l’argent dans les cartes Pokémon est recommandé pour les passionnés et les amateurs de la saga et/ou du jeu. Malgré l’attractivité du marché, on le considère encore un investissement exotique. Espérer une rentabilité importante n’est pas l’intérêt premier de ce type de placement.

Investir dans le vin

À défaut de se tourner vers des marchés avec une forte volatilité, le vin se présente comme un investissement plus pragmatique. Peut-on réellement gagner de l’argent dans l’industrie viticole ? Encore perçu comme une passion, le vin offre quelques moyens de se faire de l’argent en sachant comment s’y prendre. Parmi les options à disposition, vous avez :

  • L’achat de bouteilles : l’objectif est de se faire une belle collection. Cependant, constituer une cave demande de l’abnégation, une certaine connaissance du secteur et des fonds bien évidemment. Cette stratégie d’investissement oblige une forte projection sur le long terme, car les possibilités de rentabilité peuvent aller jusqu’à 15 ans. En effet, il faut conserver les bouteilles suffisamment longtemps pour que leur valeur augmente.
  • La vigne papier ou les groupements fonciers viticoles (GFV) : le processus est plus simple, car il nécessite l’achat de parts dans un GFV. La valeur des parts est continuellement réappréciée en fonction de la situation économique et de la production de l’organisme. Cependant, la revente des parts est plus complexe à cause du défaut de liquidité du marché. La source de revenus de l’investisseur se trouve donc dans les dividendes ou dans les bouteilles selon les termes négociés au préalable.
  • Investir en fonds commun de placement (FCP) : encore récents, les fonds communs de placement sont principalement orientés vers les vignes françaises. Les principaux bénéficiaires sont les grands crus locaux et internationaux sélectionner avec soin selon des critères très spécifiques (emplacement géographique, œnologie).
  • Investir dans un domaine viticole : cette option est certainement celle qui en demande le plus à l’investisseur. Tout d’abord, il est nécessaire d’avoir une maîtrise de la chaîne de production du vin. Ensuite, un bon niveau personnel en matière de gestion et être capable de travailler avec des professionnels pour gérer l’exploitation du domaine. Pour finir, un domaine du type demande des fonds considérables, car le prix d’acquisition d’un vignoble avoisine le million d’euros.

Investir dans le Private Equity

Private equity ou capital-investissement est un ensemble de stratégies de placement qui visent les actions d’entreprises non cotées en bourse. Habituellement réservé aux structures d’investissement (banques, courtiers en assurances, etc.), le capital-investissement tend à se libéraliser.

Dès à présent, vous pouvez investir directement dans des fonds de private equity en tant que particulier. Pour cela, il suffit de disposer d’un compte-titres traditionnel, d’un PEA ou, procéder par le biais d’une assurance vie. À la différence d’actifs traditionnels de courtiers ou de banques, le rendement potentiel est plus important, mais plus à risques. On compte trois grands types de fonds de capital-risque, que sont :

  • FIP ou fonds d’investissement de proximité qui s’oriente principalement vers les PME régionales. La participation minimale est de 60 % dans ce cas de figure.
  • FCPI ou fonds communs de placement dans l’innovation avec une participation minimum de 60 % dans les entreprises à vocation d’innover ;
  • FCPR ou fonds communs de placement à risques dont l’objectif est d’investir dans les titres de sociétés pas encore cotées en bourse. La participation minimum pour ce type de fonds de capital-risque est de 50 %.

Les fonds private equity sont dirigés par de réelles stratégies de diversification patrimoniale. En effet, les bénéfices potentiels d’un tel placement dépendant de la croissance des entreprises, il est important de s’y engager de manière à garantir une certaine solvabilité. Pour ce faire, on retrouve les approches par :

  • Le capital innovation où l’accent est mis sur les jeunes entreprises en développement. Les secteurs visés sont ceux de la communication, des technologies de l’information, de l’électronique, de l’énergie verte (propre), de nouveaux matériaux et outils ;
  • Le capital retournement qui consiste à racheter des sociétés en perte de vitesse puis les redresser. Le fonds s’occupe habituellement de la gestion de la restructuration des boîtes pour s’assurer d’une direction optimale.

En conclusion : dans quoi investir en 2023 ?

Il existe de nombreux projets et secteurs intéressants dans lesquels placer de l’argent vers lesquels se tourner. En effet, comme on a pu le détailler en amont, tout dépend des domaines de prédilections de l’investisseur. Il est recommandé de s’orienter vers des placements dans lesquels les paramètres techniques ne vous sont pas totalement inconnus. Pour cela, il faut bien définir votre profil d’investisseur et connaître quelles sont vos forces et faiblesses.

D’un autre côté, trouver ce dans quoi vous pouvez investir dépend des fonds à mettre en jeu. En fonction du budget, il est plus ou moins possible de déterminer, soit éliminer ou valider des pistes d’investissement potentielles. En effet, malgré, l’inflation ambiante et un contexte économique tendu, placer son argent avec de réelles possibilités de gains reste possible. Dans ce guide, on trouve des pistes intéressantes à étudier pour investir son argent.

FAQ

Dans quoi investir 100 euros ?

100 euros peuvent être investis dans plusieurs secteurs. Les placements recommandés pour ce montant sont principalement dans la finance décentralisée et les cryptomonnaies. Sinon, les actions et les EFTs sont également de bonnes partis pris pour placer de l’argent.

Dans quoi investir 1 000 euros ?

1 000 euros est une somme plus importante donc qu’elle ouvre à plus de possibilités. Acheter des actions ou des ETFs en bourse, investir dans la cryptomonnaie ou dans SCPI. Les options de placements telles que les cartes Pokémon et les matières premières sont également à votre portée.

Dans quoi investir 10 000 euros ?

En fonction de vos attentes en termes de rendement et la durée de l’investissement, plusieurs options s’offrent à vous. Vous pouvez par exemple, placer vos fonds dans un capital-investissement sur des entreprises d’innovation pour le long terme. Sinon, des actions d’entreprises à dividendes cotées en bourse peuvent très bien diversifier vos revenues. Si la volatilité ne vous effraie pas, nous vous recommandons également de placer dans les actifs numériques avec les jetons de cryptomonnaies.

Dans quoi investir 100 000 euros ?

Il y a de nombreuses options d’investissement disponibles avec 100 000 euros comme capital. Tout est fonction du rendement attendu, dans un premier temps et du risque ensuite. Pour un rendement très court terme, on peut recommander de se tourner vers les secteurs avec la volatilité la plus importante. Vous pouvez placer votre capital dans la crypto-monnaie en achetant le Bitcoin ou l’Ethereum par exemple. Quant au long terme, l’immobilier classique, le vin et les cartes Pokémon sont d’excellentes pistes de bénéficier de bons rendements.

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