Comment se protéger de l’inflation en 2022 ? Guide et conseils

Comment se protéger de l’inflation en 2022 ? Guide et conseils

comment se protéger de l'inflation

Pendant plusieurs années, l’inflation a stagné à des niveaux bas qui oscillaient entre 0 et 2% par an. Mais depuis une année, l’économie, chamboulée par de nombreux événements douloureux comme la pandémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine, a fini par céder et l’inflation est aujourd’hui à des niveaux qui n’ont pas été atteints depuis très longtemps.

Le taux d’inflation dépasse aujourd’hui les taux de rémunération des comptes d’épargne et même de certains placements en bourse, ce qui ne manque pas de léser les petits et grands épargnants. Heureusement, il existe des placements alternatifs, plus fiables et plus rémunérateurs, comme l’or, l’immobilier ou encore, les cryptomonnaies, notamment le Bitcoin.

Nous vous expliquons dans cet article comment protéger son épargne et tout ce que vous devez savoir sur ces placements qui peuvent vous aider à vous protéger de l’inflation galopante.

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Actualisé le 26 août 2022 par Nicolas

Pourquoi l’inflation augmente-t-elle en 2022 ?

L’inflation a dépassé les 4,5% en un an et a dépassé les 6% pour le mois de juillet en France. C’est un pic qui n’a pas été atteint depuis de nombreuses années. Cette inflation ou hausse des prix à la consommation trouve son explication dans de nombreux facteurs liés au contexte macroéconomique mondial. 

La pandémie de Covid-19 a d’abord plombé l’économie en faisant baisser drastiquement les niveaux de production dans de nombreux secteurs d’activité et dans de nombreux pays du monde. Aujourd’hui encore, certains pays sont confrontés à de nouvelles vagues causées par de nouveaux variants du virus, ce qui retarde la reprise normale et totale de l’activité économique.

C’est notamment le cas de la Chine qui a dû, encore, aux mois de mai et de juin, relever son niveau d’alerte et même imposer des confinements drastiques sur de grandes villes. Le statut de ce pays d’usine du monde a donc eu son impact, provoquant une raréfaction de nombreux intrants industriels et l’augmentation de leurs prix.

L’épidémie de Covid a aussi provoqué un grand chamboulement dans les chaînes d’approvisionnement internationales, ce qui a grippé les industries, aussi bien européennes qu’américaines ou asiatiques. Bien que le retour à la normale soit déjà enclenché, tous les analystes estiment qu’on ne retrouvera pas de sitôt la situation d’avant pandémie. 

La guerre en Ukraine a ensuite provoqué une crise énergétique comme on n’en a pas connu depuis les années 70 et les premiers chocs pétroliers. La Russie ayant commencé à baisser ses livraisons de gaz pour l’Europe, le secteur de l’énergie s’est vu fragilisé, ce qui n’a pas manqué de se répercuter sur les coûts de production de toutes les industries, qu’il s’agisse des industries agro-alimentaires ou des industries lourdes comme l’automobile ou encore l’électronique. 

Le conflit en Ukraine a aussi provoqué des pénuries de matières premières, car l’Ukraine, grand pays agricole, a vu ses exportations bloquées par la marine russe, alors que la production russe est mise sous embargo à cause des sanctions occidentales.

Cette crise inflationniste est aussi due à une crise de confiance. Les banques et les institutions financières ont montré leur fragilité au public et aux investisseurs et ces derniers sont devenus de plus en plus frileux. Plusieurs banques centrales ont aussi eu beaucoup recours à la planche à billets, notamment pendant la crise du Covid pour financer les plans de soutien à l’économie et aux particuliers, ce qui a dévalué la valeur de l’argent, notamment en Europe, ce qui, à son tour, a favorisé l’inflation.

Quels sont les placements vulnérables à l’inflation ?

Il existe des placements qui sont particulièrement vulnérables à l’inflation. Lorsque cette dernière est élevée, ces placements n’arrivent plus à la compenser. Cette vulnérabilité est surtout due au fait que ces placements ont un rendement fixe, prédéterminé ou qui est tributaire des marchés financiers.

Les livrets réglementés

Les livrets réglementés sont rémunérés selon des taux fixés par la Banque de France. Les taux d’intérêt doivent, en théorie, couvrir l’inflation et protéger l’épargne. Le livret d’épargne populaire ou LEP par exemple a un taux d’intérêt de 1%, or celui-ci est bien loin de suffire à compenser l’inflation. Ce placement est donc, dans le contexte actuel, perdant. La Banque de France révise bien les taux tous les six mois, au 1er août et au 1er février, mais ces révisions sont trop lentes au vu du rythme auquel l’inflation augmente, surtout que la revalorisation de la rémunération de ces livrets dépasse rarement les 0,5 ou 1%.

Les comptes à terme

Un compte à terme est un placement par un versement unique d’un montant qui est bloqué pendant une période déterminée. Celle-ci est généralement longue et peut aller jusqu’à 20 ans ou plus. Le compte à terme est rémunéré par un taux qui est décrit par les acteurs financiers comme haut. Mais ces taux dépassent rarement les 3%. Si dans un contexte où l’inflation est inférieure à 2% comme c’était le cas par le passé, ce type de compte est intéressant.

Aujourd’hui, un compte à terme ne peut plus rattraper l’inflation, sauf dans les rares exceptions où le taux est variable, et même là, il faudrait que ce taux soit supérieur à 4,5%, ce qui est difficile à imaginer.

Les obligations

Les obligations sont émises par des États ou des entreprises et qui sont rémunérées à taux fixe. Ce taux peut bien évidemment être dépassé par l’inflation. En outre, la valeur d’une obligation peut énormément varier en bourse, ce qui représente un risque supplémentaire, sans compter le risque de faillite de l’État émetteur ou de l’entreprise, ce qui est déjà arrivé à plusieurs reprises dans l’histoire.

Assurance vie

Un placement en assurance vie est tout aussi risqué dans le contexte inflationniste actuel. La hausse inévitable des taux d’intérêt sera défavorable aux placements en euros, ce qui n’arrangera pas la situation des placements en assurances vie dont les rendements sont passés dans le négatif en 2018 et ont encore empiré en 2021, quant à 2022, les prévisions ne sont pas bonnes, car ces placements ne sont pas garantis contre l’inflation. Quant aux placements en unités de compte, ils sont, eux aussi, fragiles face à l’inflation et tributaires des marchés boursiers qui comportent des risques dans le contexte actuel.

Fonds en euro

Les fonds en euro, quels que soient leurs types, sont, eux aussi, insuffisamment rémunérés pour permettre à l’épargnant de ne pas perdre d’argent à cause de l’inflation. Les placements en euros ont des taux de rendement dépassant rarement les 2% et même les placements à taux progressifs ou variables sont perdants dans la situation actuelle où l’inflation est de 4,5%.

Les comptes courants

Les comptes courants classiques ne sont pas rémunérés, la valeur des fonds qui y sont déposés fonde donc à vue d’œil à cause de l’inflation. Les comptes courants rémunérés apportent des bénéfices qui sont calculés au jour le jour et non par quinzaine comme les comptes d’épargne. Toutefois, les taux ne dépassent jamais ou très rarement les 0,25%, ce qui est négligeable face à l’inflation actuelle.

Quels sont les placements qui profitent de l’inflation ?

Face à l’inflation, il est préférable de privilégier des placements plus solides, plus tangibles qui permettent de dépasser les épisodes de crise et de faire fructifier le capital malgré le recul de la valeur de l’argent.

Les actions en bourse

Les actions en bourse ont toujours été des placements intéressants sur le long terme. Elles permettent de gagner de l’argent en achetant les actions lorsque leurs cours sont bas et en les revendant lorsque le cours est plus haut. Elles permettent aussi de recevoir des dividendes annuels. Il faut toutefois bien choisir les actions à acheter et privilégier les entreprises solides qui ont une forte image de marque et qui peuvent fixer les prix, ainsi, les performances de l’entreprise en bourse sont très peu impactées par l’inflation.

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ETF

Un ETF est un fond d’investissement qui reproduit les performances d’un indice boursier comme le CAC-40 ou le S&P 500. Ces placements permettent de limiter les risques, car son rendement dépend des performances de toutes les entreprises appartenant à l’indice et non pas d’une seule, ce qui limite grandement les risques, puisque les pertes enregistrées par une entreprise seront compensées par les résultats des autres. En cas d’inflation, les ETF sont donc une bonne alternative pour protéger et faire fructifier son capital.

Le Bitcoin

Le Bitcoin est la cryptomonnaie la plus utilisée et la plus connue dans le monde. C’est aussi la crypto à la plus forte capitalisation. Malgré des reculs de son cours, le Bitcoin a toujours su rebondir et atteindre de nouveaux sommets. La solidité de cette cryptomonnaie en a fait un placement alternatif et refuge pour beaucoup d’investisseurs qui y voient une façon de protéger et d’augmenter leur capital. Le Bitcoin est même considéré aujourd’hui comme étant le nouvel or, tant c’est un placement prisé et apprécié par beaucoup. Un placement en Bitcoin peut perdre de sa valeur de façon temporaire, mais sur le long terme, il y a de fortes chances que les cours remontent, rentabilisant ainsi le capital investi.

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Immobilier

L’immobilier est un des placements préférés de Français, et pour cause ! C’est un des rares investissements à résister à toutes les crises et à permettre de protéger le patrimoine des investisseurs malgré les récessions et l’inflation. Un investissement immobilier, qu’il soit locatif ou destiné à la revente pour faire une plus-value est quasiment toujours rentable et permet de faire des bénéfices intéressants. Toutefois, cet investissement n’est intéressant que pour ceux qui visent des bénéfices sur le long terme.

Les matières premières

Les matières premières comme le pétrole, le café, le coton, le blé et les métaux comme l’argent par exemple sont des actifs concrets dont la valeur ne dépend qu’à un degré très limité de la spéculation. Au vu de la crise actuelle des matières premières, les cours de ces actifs ne feront qu’augmenter, au moins pendant les deux prochaines années. Ce sont donc des placements particulièrement adaptés à ceux qui souhaitent investir pour protéger leurs capitaux de l’inflation.

L’or

L’or est la valeur refuge par excellence et un bon placement anti-inflation. Ce métal connaît très rarement des reculs de sa valeur. Au contraire, les cours de l’or augmentent d’année en année. Pour les années 2022 et 2023, de nombreux analystes estiment que le cours de l’or pourrait bondir de 20%, voire plus, car de plus en plus de banques, d’entreprises et d’établissements financiers vont l’adopter comme placement refuge face à l’inflation. Il est donc encore temps d’investir dans l’or, en bourse ou en or réel pour protéger votre patrimoine de l’inflation

Quelles sont les prévisions pour l’inflation 2022 ?

Selon les prévisions de la Banque de France, les prix de l’énergie continueront à augmenter en 2022 et 2023, ce qui se répercutera inévitablement sur les prix des biens de consommation, notamment alimentaires. Une forte hausse des prix est donc à attendre, surtout que, d’après la Banque de France, les mesures adoptées par l’État français et certaines entreprises comme le bouclier tarifaire ne peuvent pas être prolongées au-delà de quelques mois. La Banque de France prévoit donc une poursuite de la hausse de l’inflation pour au moins jusqu’à la fin de 2022 et tout au long de 2023 et un retour à la normale n’est attendu qu’en 2024, avec une inflation des prix des biens de consommation (hors énergie) qui reviendrait à un niveau de 2%.

L’Insee, quant à lui, prédit une augmentation de l’inflation chaque mois, tout au long de la deuxième moitié de 2022. L’inflation atteindrait alors les 5,9% dès la fin de l’été, pour frôler les 7% début septembre. L’inflation se stabiliserait, selon l’institut, entre 6,5% et 7% à la fin de l’année 2022. L’inflation moyenne annuelle sera, quant à elle, pour toute l’année 2022, de 5,5%, un niveau jamais atteint depuis 1985.

Y a-t-il un risque d’hyperinflation en 2022 ?

L’inflation est donc déjà bien installée, mais risque-t-elle de s’aggraver au point d’atteindre l’hyperinflation ?

On peut parler d’hyperinflation lorsque l’inflation dépasse les 100% pendant trois années consécutives. C’est un scénario qui semble bien éloigné pour beaucoup, mais un facteur peut aggraver la situation et plonger des pays européens, y compris la France dans un scénario hyperinflationniste

En effet, face à l’inflation, les banques centrales européennes et américaines appliquent le remède de la hausse progressive, mais importante, des taux d’intérêt. Cette solution, bien que généralement efficace contre l’inflation, peut provoquer un problème d’autre part. Elle peut, en effet, provoquer une crise de solvabilité pour plusieurs pays, d’abord pour les plus fragiles comme la Grèce, l’Italie et l’Espagne dans un premier temps, mais rien ne garantit qu’une telle crise n’atteindrait pas également la France. Si ce scénario arrive, la planche à billets devra de nouveau tourner à plein régime, dévaluant les monnaies, ce qui augmentera encore plus l’inflation. Celle-ci pourrait alors atteindre les 50, voire les 70% selon certains analystes, comme c’est déjà le cas en Turquie ou en Argentine. 

Une hyperinflation n’est donc pas prévue pour tout de suite, mais dans le contexte inflationniste actuel, une crise des dettes souveraines des pays européens pourrait faire un effet domino, entraînant tous les pays de la communauté monétaire dans le pire des scénarios.

Conclusion : Comment protéger son épargne de l’inflation ?

L’inflation s’est installée et elle risque de durer encore jusqu’en 2024. C’est une situation dans laquelle les épargnants et investisseurs cherchent à tout prix à préserver leurs patrimoines de la dévaluation de la valeur de l’argent. Pour ce faire, il faut fuir les placements peu dynamiques qui sont rémunérés à des taux fixes ou peu variables. Il faut aussi éviter les placements peu rémunérés comme les comptes courants, les assurances vie ou encore les placements en euro.

Les meilleurs placements pour faire face à l’inflation restent les investissements dans les actifs concrets et tangibles comme les matières premières, dont l’or, l’immobilier, notamment locatif, ou encore les actions en bourse, mais en choisissant des sociétés solides. Les cryptomonnaies, notamment le Bitcoin, restent aussi une bonne valeur refuge qui promettent des rendements intéressants sur les prochaines années. 

FAQ : Questions sur la protection contre l’inflation en 2022

L’inflation est-elle un danger pour mon épargne ? 

L’inflation correspond à un recul de la valeur de l’argent. Si votre capital n’est pas placé dans un investissement dont le rendement est supérieur au taux d’inflation, sa valeur diminue au fur et à mesure comme expliqué dans cet article.

Comment me protéger de l’inflation ?

Pour protéger votre patrimoine de l’inflation, vous devez investir dans des placements dont le taux de rémunération est supérieur au taux d’inflation, comme les actions en bourse, les ETF, les matières premières, l’or ou les cryptomonnaies.

Mon argent en banque est-il à l’abri de l’inflation ?

Les banques sont tenues de garantir les fonds qui y sont déposés. C’est la garantie des dépôts. Donc en cas de coup dur comme un épisode d’hyperinflation ou même la faillite de votre banque, celle-ci est tenue de vous indemniser. Toutefois, sachez que la banque n’est pas obligée de rembourser au-delà de 100 000 euros par client. Si vous avez plus de 100 000 euros dans une banque et s’il arrive un problème, vous pouvez donc perdre une partie de votre argent.

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